Group Exhibition — New Horizons III

 

The Foundation was delighted to present the third edition of the exhibition New Horizons. It took place from December 7, 2025, to January 11, 2026, at the Foundation.

 
 

Graphic design: Louise Paradis

 
 

New Horizons III


Text by Marianne Cloutier (in French only)
Artistic Director, Grantham Foundation

Photos: Richard-Max Tremblay

Mettant en exergue l’empreinte de l’humain sur l’environnement, les artistes émergent·e·s de cette troisième édition d’Horizons nouveaux III explorent les états de la matière et la transformation des matériaux à travers le temps. Leur travail propose un regard poétique autant sur nos interventions à même le paysage, que sur les artefacts abandonnés et les résidus indésirables issus de nos sociétés de consommation.

L’exposition Horizons nouveaux III a rassemblé les œuvres des six finalistes au prix éponyme. S’adressant aux étudiant·e·s des programmes de maîtrise en arts visuels offerts par six universités québécoises – l’Université Concordia, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec en Outaouais et l’Université Laval –, ce concours vise à récompenser des étudiant·e·s dont la démarche s’inscrit dans des préoccupations environnementales. Cette année, la lauréate de la bourse est Valérie Cain Bourget, de l’Université Laval. La Fondation Grantham remercie vivement le Fonds Pierre-Mantha, principal partenaire financier du projet Horizons nouveaux.

 

Views of the exhibition

 

Valérie Cain Bourget, 2024 winner

Dans une série récente, d’où sont tirés les Piège-à-gros-gibier, Valérie Cain Bourget s’intéresse à la fabrication survivaliste d’abris, de pièges artisanaux et de dispositifs de collecte d’eau de pluie. À partir de matériaux usagés – qui évoquent leur lieu d’origine et leurs usages passés – elle recrée ces structures, sur lesquelles sont ensuite projetés des paysages de sa Gaspésie natale et du jardin familial. Empreinte d’une nostalgie contemplative, l’œuvre laisse doucement poindre la crainte d’un effondrement personnel ou sociétal.

Piège-à-gros-gibier, 2022, installation, polystyrene, branch and projection

 

Suzanne Landry

C’est également à partir de matériaux trouvés que Suzanne Landry crée ses œuvres. Au gré de ses déambulations, elle collecte végétaux, minéraux et résidus abandonnés sur des sites industriels, qui seront ensuite macérés, transformés en pigments, puis gelés. Dé-paysage donne à voir la danse exaltée de ces glaces saturées de couleurs qui creusent lentement la surface d’un papier. Appareil résiduel témoigne de ces micro-performances, rappelant les transformations permanentes du territoire découlant de l’extractivisme.

Appareil résiduel, 2025, macerations and pigments from plants, minerals, and metals, tracing paper, glass bottles and wood

 

Marie-Andrée Paquet

À l’extérieur de la Fondation, l’intervention in situ Si le plastique poussait dans les arbres de Marie-Andrée Paquet participe aussi de cette réflexion. Les immenses cocons, formés par l’enchevêtrement d’anciens bacs de rangement, rappellent la présence insidieuse de cette matière synthétique qui s’est immiscée dans nos écosystèmes, jusque dans nos corps, perturbant l’ensemble des processus et des cycles naturels.

 

Si le plastique poussait dans les arbres, 2021, recycled plastic cases and wire

 
 

Josianne Lizotte

L’installation Les ruines modernes, de Josianne Lizotte, incarne autrement les cycles d’occupation des espaces, en soulignant la transformation perpétuelle du patrimoine bâti, au fil des existences qui y transitent. Par le truchement de photographies imprimées sur bois, elle juxtapose les temporalités alors que les traces d’une architecture vétuste viennent marquer la charpente d’une demeure en devenir.

Les ruines modernes, 2023, printing on construction wood, ink and photographs

 

Maude Vien

Nos liens intimes au territoire sont également au centre des œuvres de Maude Vien. Par la photographie et la simulation 3D ensuite transposée en sculpture, elle matérialise son expérience des écosystèmes. Entre fleur et terre et Ossature rocheuse recréent la topographie d’une montagne ravagée par le feu. S’y superposent des images captées l’année suivante, alors que la végétation, résiliente, refait surface.

Ossature rocheuse, 2025, printing on vinyl and wood

Tordeuse, 2024, photography and Entre fleur et terre, 2025, textile and wood

 

Antoine Racine

Finalement, Antoine Racine pose un regard sensible sur un autre processus de régénérescence, celui de la décomposition. Passages marque la transformation des matières organiques grâce à l’action des microorganismes, alors que Infravivant donne à voir un riz fermenté, technique coréenne utilisée pour inoculer le compost afin de produire un sol plus riche pour l’agriculture.

Passages, 2025, dried leaves, sawdust, fruit, flowers, bread crumbs, charcoal, microbial cultures, steel, glass, fan and HEPA filters