Exposition collective — Horizons nouveaux IV
La Fondation a le plaisir de vous présenter la quatrième édition de l’exposition Horizons nouveaux, qui vise à mettre en lumière le travail d’étudiant·es dont le travail artistique s’inscrit dans des préoccupations environnementales. Elle aura lieu du 28 novembre au 20 décembre 2026, à Saint-Edmond-de-Grantham et présentera les œuvres des finalistes Camille Champagne (Université du Québec à Trois-Rivières) Marjorie Lavoie (Université du Québec à Chicoutimi), Gaëlle Legrand (Université Concordia), Gabrielle Turbide (lauréate, Université du Québec à Montréal), Solenn O’Meara (Université Laval) et Jérémie Roussel (Université du Québec en Outaouais).
Le vernissage d’Horizons nouveaux IV se tiendra le 28 novembre, entre 14 h et 17 h. La Fondation Grantham remercie vivement la Fondation Pierre Mantha, principal partenaire financier du projet.
Graphisme : Victor Percoco
Gabrielle Turbide, lauréate 2026
Basée à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, Gabrielle Turbide est une artiste interdisciplinaire, qui développe une pratique à l’intersection de l’art, de la biologie et de la technologie. En explorant les biotechnologies artisanales, les biomatériaux et l’impression à la chlorophylle, elle crée des écosystèmes expérimentaux composés de plantes, de micro-organismes et de dispositifs low-tech.
Ces œuvres cherchent à rendre visibles les dynamiques de transformation, d’adaptation et de résistance du vivant, laissant émerger des formes sensibles issues de processus biologiques instables et partiellement incontrôlables. Elles prennent la forme d’archives vivantes et de laboratoires ouverts, permettant de questionner les actes liés à la mise en mémoire, à la conservation et à la dégradation des images.
Pour plus d’informations sur sa démarche, cliquez ici.
Camille Champagne
Basée en Mauricie, Camille Champagne est une artiste titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et candidate à la maîtrise à l’UQTR. Développant une pratique centrée sur la photographie, l’estampe et les procédés hybrides, son travail s’intéresse à la ruine comme espace de réflexion sur les territoires que nous habitons. Par son travail, elle réinvestit donc l’image de la ruine afin d’interroger notre rapport à l’espace.
L’incendie de sa maison familiale en 2024 a profondément transformé sa perception du sujet, conférant une dimension intime aux notions de perte, de mémoire et de lieu. Entre techniques traditionnelles et procédés numériques, l’approche de Camille Champagne explore les transitions écologiques et culturelles que nous traversons, tout en révélant la poésie de ce qui persiste à la disparition.
Marjorie Lavoie
Basée à Chicoutimi, Marjorie Lavoie est artiste en arts visuels, psychologue (D.Ps.), art-thérapeute et chargée de cours à l'UQAC. Son parcours interdisciplinaire nourrit une pratique de recherche-création ancrée dans les territoires nordiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui explore les liens entre le corps, le territoire et le vivant. À travers des installations, des œuvres textiles et des interventions in situ réalisées à partir de matières organiques, elle propose des expériences sensibles qui invitent à repenser notre manière d'habiter les paysages.
Au cœur de sa démarche se trouvent les concepts de fjordicité et de glisse athlétique. La fjordicité propose une lecture sensible du territoire, où le fjord devient un espace de création, de mémoire et de relation. La glisse athlétique envisage le mouvement du corps comme un geste artistique et une manière d'entrer en dialogue avec les paysages.
Gaëlle Legrand
Originaire de France, Gaëlle Legrand est une artiste qui vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Elle a récemment terminé son BFA en Sculpture à l'Université Concordia, où elle a également été chercheuse invitée au Post Image Cluster, un centre de recherche photographique.
Guidée par une exploration attentive de l’ontologie de la matière et des formes du monde végétal, Gaëlle Legrand examine comment interconnexion, réciprocité et relation s’expriment au sein du vivant. Elle travaille le bois, le métal et les procédés relatifs à l’image pour créer des installations minimalistes et organiques, où elle explore le déploiement de la ligne dans l’espace et les notions de composition spatiale et de perception. Inspirée par le savoir incarné de ses ancêtres menuisiers et paysans du nord de la France, sa pratique s’ancre dans un rapport intime à la matière, au paysage et à l’expérience vécue.
Solenn O’Meara
Originaire de la ville de Québec, Solenn O’Meara est une artiste détentrice d’un double baccalauréat en arts visuels et médiatiques ainsi qu’en enseignement des arts plastiques de l’Université Laval, où elle poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels. Croisant recherche-création et transmission du savoir, sa pratique est intimement liée à sa manière de vivre. Elle prend le quotidien comme terrain d’expériences et révèle l’interconnexion entre les êtres, les lieux et les traces que nous laissons.
À travers une approche de fiction documentaire, Solenn O’Meara travaille à partir de ce qui existe déjà, en portant attention aux gestes ordinaires, aux routines et aux relations. Ses projets prennent souvent la forme d’espaces de partage favorisant l’attention collective. Par l’installation, la photographie, la vidéo, le son et le livre d’artiste, elle explore des relations d’attention, d’amitié et de cohabitation entre humains et végétaux.
Jérémie Roussel
Originaire de Gatineau, Jérémie Roussel est un artiste-chercheur, qui complète présentement une maîtrise à l'École des arts et cultures de l'UQO. Il explore les écarts épistémiques entre : art et science, pratique engagée et systématisation théorique, transparence critique et opacité discursive, réalité sensible et « vérité » factuelle.
Le travail de Jérémie Roussel interroge plus particulièrement les convergences entre les logiques de professionnalisation et les dispositifs d’endoctrinement techno-scientifique, profondément ancrés dans une logique extractiviste. Par une approche qu’il qualifie d’[auto]aliénation teintée d’ironie, son travail vise à déconstruire les conventions idéologiques par lesquelles s’institutionnalisent les rapports de classe et de pouvoir.